lundi 6 février 2012

Report du festival Émergences, édition 2012

Communiqué

Je suis désolé de vous annoncer le report de la sixième édition d'Émergences, festival de théâtre à Niamey.

Initialement prévu du 14 au 17 mars 2012, l'événement aura lieu du 13 au 16 juin 2012.

Ce report s'est imposé. La préparation et la mise en place des activités ont accusé un retard important. Bien malgré nous, l'ensemble de l'équipe du comité d'organisation n'a pas pu être mobilisée et active au cours des mois précédents. Surtout pour des raisons de santé.

Nous sommes déterminés à mettre ce report à profit pour faire de l'événement le grand rendez-vous que vous attendez tous.

Niamey, le 6 février 2012

Alfred Dogbé, directeur artistique

dimanche 3 juillet 2011

Bonkano à Luxembourg

Depuis le 30 juin dernier, la compagnie Arène Théâtre est à Luxembourg pour présenter Tiens bon, Bonkano ! au festival de monodrame organisé par l'asbl Fundamental.
La préparation et l'organisation du voyage ont été tout simplement épiques. La représentation ?  Un bonheur !

http://fundamental-monodrama.tumblr.com/post/7153272248/tiens-bon-bonkano

mardi 7 juin 2011

les administrateurs de compagnies en stage



Ouverture, lundi 6 juin dernier, du stage formation des administrateurs de compagnies de théâtre en présence de M. Halidou Idrissa, (professeur agrégé d'économie, inspecteur d'état à Niamey), Mme Cathérine Roland (administratrice culturelle, Ouagadougou), Alfred Dogbé (directeur artistique Arène Théâtre) et de M. Bawa Kaoumi, directeur adjoint du CCFN Jean Rouch de Niamey.

Le stage accueille sept stagiaires, tous de Niamey. La participation des stagiaires de l'intérieur n'a pas été tout de suite possible.

C'est parti pour trois semaines de formation au cours desquelles, les participants seront initiés aux différentes facettes du métier d'administrateur culturel, à la conception et à la conduite de projets artistiques.



Nous reviendrons plus en détail que le contenu et le déroulement du stage.

dimanche 15 mai 2011

L'argent du diable


Aboubacar Adamou, Aminata Issaka et Mahamadou Hama Souley dans L'argent du diable. en représentation au Centre des jeunes de Karadjé
Texte et mise en scène de Boukari Mousa Angou avec la complicité artistique d'Alfred Dogbé
Production : Compagnie théâtrale Zindirma et Arène Théâtre

Trois jeunes gens, Fati, Ismael et karim, décident de mettre en projet un rêve : créer un restaurant. Mais cette heureuse initiative se heurte à l'indifférence d'un milieu qui ne leur accorde pas la moindre chance. C'est la dèche chez ces jeunes sortis de la Fac mais se retrouvent sans emploi. Alors que faire ?

La réponse vient, suggérée par les exemples alentours : Tuer, voler, violer, tout faire sauter. Pourvu que le restaurant tant rêvé ouvre ses portes.  C'est apparemment simple : il n'y a qu'à faire comme les autres.  Il ne reste plus qu'à passer aux actes...

La fille s'en va pour se prostituer. Et elle ramène la coquette somme de cent mille francs. Mais ses copains découvrent qu'elle a juste emprunté cet argent auprès de El Hadj Logomi.  Voici le tour du second, de se constituer en détrousseur de vieilles dames et de ramèner des bijoux qu'il prétend avoir arrachés à une passante. On découvre que les bijoux sont  sont ceux de sa mère.  Quant au troisième apprenti larron, il dit posséder un multiplicateur magique de billets qui, pour fonctionner, doit être arrosé du sang d'une vierge.  Mais comme les deux premiers, il ne réussira jamais à sauter le pas du crime et de l'immoralité.

Dans une mise en scène qui se contente du strict nécessaire : un banc, deux chaises, et quelques accessoires-, cette pièce dépeint et fustige nos mœurs.

Créé en fin 2010 avec l'appui du Centre Culturel Franco Nigérien de Zinder, le spectacle est resté confiné dans les tiroirs après avoir été montré une fois à Zinder puis une autre fois à Maradi.  Iil aurait fallu Émergences pour effectivement le voir émerger. Il faut espérer que la préoccupante question de la diffusion de nos spectacles à travers le pays et au-delà, va être eu centre du plan d'action du Réseau des compagnies de théâtre du Niger qui vient d'être mis en place lors de cette cinquième édition du festival Émergences 2011.

Bello Marka

Kokou Yémadjé, comédien et metteur en scène Béninois.

Pouvez-vous vous présenter à nos blogueurs?

Je m'appelle Kokou Yémadjé. Je viens du Bénin. Je suis comédien et metteur en scène.  

Vous venez de signer la mise en scène du mono « confessions posthumes ». Est-ce là votre toute première ? 
Je n'en suis pas à ma première mise en scène. Je fais de la mise en scène depuis 1997. En tant que professionnel, c'est une bonne quinzaine de textes que j'ai mis en scène. Et « confessions posthumes » est une pièce de théâtre monologue écrite par Danai Ouaga Balle qui est un tchadien qui vit au Gabon. C'est un texte qui m'a beaucoup plu de par son esthétique, de par sa pertinence, de par sa construction. il traite d'un sujet qui nous paraît quand même proche de monsieur n'importe qui, qui porte sur une question de vie sentimentale mais assez complexe. Pour la petite histoire, cette pièce traite d'une histoire telle qu'un monsieur se retrouve au soir de sa vie compètement dans la déchéance parce que il a le sida, parce que sa femme vient de mourir il y a 3 mois, parce qu'il a découvert le cahier intime de cette épouse morte dans lequel il découvre que celle-ci l'a de tout temps trompé avec le témoin de leur mariage. Mais en fait lui aussi a trompé sa femme qu'il n'aimait pas véritablement avec ce même témoin de mariage puisqu'il était homosexuel . C'est une pièce complexe ... Quand je l'ai rencontrée, en 2007, j'avais un lot de textes que je devais lire pour voir lequel me plaisait. Cette pièce m'a tout de suite plu. Mais j'avais un problème : le problème de l'homosexualité . Je me suis dit «: »ce texte me plaît; je vais le monter. Je vais le jouer ». Mais j'avais un blocage. Et cette pièce m'a grandi parce qu'après, je me suis dit que même si ça traite d'homosexualité, ce n'est pas moi qui suis homosexuel, c'est un presonnage qui l'est. Cela m'a amené à comprendre que j'avais aussi un blocage en tant qu'acteur à ne pas vouloir incarner un type de personnage donné. Après ça m'a beaucoup plu quand je joue.
 
Pourquoi avoir choisi cette pièce précisément ?
Si j'ai choisi de monter cette pièce plutôt qu'une autre, c'est qu'elle est résolument proche de chacun d'entre nous. C'est véritablement un miroir dans lequel chacun peut se retrouver dans chacun des personnages de cette pièce, sans oser l'avouer publiquement.  

Pouvez-vous nous parler de cette expérience qui consiste pour un metteur en scène de se mettre lui-même en scène ?
Se mettre soi-même en scène n'est pas chose facile, il faut de la méthode, être passionné et acharné. Car cela demande beaucoup de travail. il m'arrive de mettre en scène une pièce en 1 ou 2 mois . Evidemment il y un gros travail en amont. Mais là, après tout un travail effectué seul en tant que metteur en scène, en tant que comédien, j'ai dû faire un travail acharné de près de 6 à 7 mois. Donc vous voyez bien la différence... Se mettre en scène n'est pas chose évidente. C'est beaucoup plus difficile. Cela demande du détachement et c'est compiqué. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas facilement monté cette pièce comme j'en ai l'habitude en 1 mois, mais en sept mois. Et pour moi, c'est de début du commencement, à partir du moment où j'ai fait la première représentation et que j'ai eu des retours, des suggestions. De toutes les façons comme c'est une pièce que j'ai beaucoup de plaisir à jouer, je compte la jouer sérieusement

Interview réalisée par Bello Marka

Confessions posthumes


Confessions posthumes  de Danaî Ouaga-Balle, mis en scène et interprété par Kokou Yémadjé - Production Kokou Théâtre, Bénin. 

« Seul...Je me sens seul. Dans le tourment, on a besoin d'un regard, d'un sourire... » C'est par ces mots poignants que commence Confessions posthumes ». Le « monologue met en scène l'histoire d'un couple marié voici trente ans mais dont la femme vient de mourir voici juste trois mois. Et le mari découvre parmi l'héritage laissé par la défunte, un carnet dans lequel elle consigne minutieusement, avec un plaisir sadique, ses «  petits secrets ». Par exemple, le mari apprend que son épouse, le trompait avec Eric... Eric, c'est le témoin de leur mariage... Et voici ce que l'épouse pense de lui : « Avec toi ma vie a été une course sans fin. Le bonheur était ailleurs. ». Evidemment, le bonheur était, se trouvait n'être qu'entre les mains de Eric... Ce même Eric, l'amant de la femme est également l'amant du mari... Mieux l'homme apprend que : « Tangui n'est pas ton fils ». Le coeur brisé, mais qui s'accroche encore, il répond « Mais pourtant il m'a toujours appelé papa! ». Perdu dans son désespoir et le whisky où il noie ses douleurs, il demande à l'absente : « Mais alors, il est le fils de qui « ? Question à laquelle seul répond le silence... Histoire de couple qui prend un plaisir vicieux à se mentir, à se faire mal, à se tuer l'un l'autre à coups de révélations ahurissantes... Voici Confessions posthumes . Le texte semble un vrai poème. Le jeu, est à la hauteur. Les répliques qui viennent soit du personnage au présent, soit du carnet de la défunte dans l'absent, sont limpides, fluides. Et quand le personnage coupe le fil avec la défunte, confessions posthumes, sent quelque part, l'odeur du roussi d'un divorce posthume. Kokou Yémadjé qui a interprété la pièce, s'est mis en scène lui-même. Un vrai défi. Dans le public qui vient de l'ovationner, quelqu'un a demandé : « Ce monsieur est-il le frère de Fargass (Assandé) ? En tout cas il a fait effet avec sa présence sur scène et sa voix de maître ». Comme quoi, la relève est assurée.

Bello Marka

Cirque : Petit grand vélo

La compagnie Petit Vélo du Burkina Faso 
Avec Fofana Ben Abdoulaye, Ehouman Biaise, Mokono Brice, Ali Diarra et Coulibaly Ousmane. 

Quand on vient pour voir Petit vélo, on découvre avec une agréable surprise que c'est en fait un Petit Grand Vélo. A la fois amusant et sérieux, voici du cirque au théâtre. Original...la vision, on le voit s'étend. Ces génies de l'acrobatie, de la voltige, de l'équilibre sur vélo, de la danse et de la prestidigitation sur fond de roulements de Djembés et de tambours, ont su retenir le souffle du public. Surtout des enfants amusés qui ont été intégrés au spectacle.
 
Ces magiciens du jeu et de l'équilibre, qui cultivent la vertu du partage, ont offert aux personnes intéressées une séance d'initiation à l'Espace Tréteaux du Niger.

Bello Marka